Autograph letter signed by the Chinese Jesuit Aloys KO. Click to zoom

Aloys Ko

Autograph letter signed by the Chinese Jesuit Aloys KO.

R37788
Publication

9 500 €

Co-signed by Étienne YANG, Beijing September 29, 1766, to Monseigneur [certainly the Secretary of State Henri-Leonard BERTIN]. 4 pages in-fol. (some small slots in folds, negligible foxing, a line scarcely readable).

Interesting and rare testimony of two Chinese Jesuits on their return to China in the eighteenth century.

The young KO and YANG had been sent to France in 1754 by the Jesuits of China to study there; having become Jesuits themselves, they were the proteges of the Secretary of State BERTIN, and it was for them that TURGOT wrote his Reflections on the Formation and Distribution of Wealth. They returned to China in 1766, where, throughout his reign (1735-1796), Emperor Qianlong had banned Christianity.

A volume of 85 letters by Ko and Yang to Bertin is kept in the Bibliothèque de l’Institut de France (MS 1520). It includes the letter dated 29 Sept. 1766 at the top of which to the right is indicated duplicate. The letter we offer for sale is therefore certainly the original letter.

1766年8月29日,高類思寫給某主教的親筆信。落款處由楊德望共同署名,收件人有可能是法國國務大臣貝爾旦的秘書。手稿共計四頁,有輕微的裂痕.

法蘭西學院圖書館收藏有85封高類思和楊德望寫給該主教(Bertin)的書信,這批文獻的館藏編號為——手稿1520。其中寫於1766年9月29日的這封信,在其上端的右側有抄件標識,據此可以推斷本店慾售者為此信的正本。

Les sages instructions que Sa Grandeur leur a données à leur départ de France exigeront bien des études, « autant que nous permettent les occupations saintes et serieuses, dont le zêle pour le salut de nos chers compatriotes nous a chargé dès notre prémiere vocation»… D’ailleurs de nouveaux édits de leur empire et les circonstances présentes les engagent à suivre cette vocation: «1° Personne ne peut ici travailler au salut des ames qui ne soit attachée à quelque corps Regulier ou Seculier. […] 2° Un nouvel Edit de l’Empereur depuis l’affaire de Mr Fleinth, qui défend tout commerce de lettres de Peking avec Canton. Si nous vivions en particulier, nous serions pris tôt ou tard sur le fait et serions sans ressource condamnés tout le moins à l’exil. […] 3° pour executer tous les points que nous préscrivent vos Instructions, il nous faut bien des informations et bien des recherches. Or on ne les peut pas faire aussi aisément qu’on le croit en Europe et comme nous l’avions crû nous mêmes aussi, étant en France. Car dans ce païs cy on ne peut remuer le moins du monde, ny sortir tant soit peu de la sphere de son état sans qu’on demande qui l’on est, les motifs et la fin de ses entreprises: par exemple, sur les moeurs et les usages du païs, sur ses loix, son gouvernement, la guerre &c […] du reste il n’y a guères que les Mandarins qui connoissent et etudient les loix et le gouvernement, et les militaires seuls apprennent la guerre […] 4° Pour remplir les vuës de la France, il nous faut bien des livres Européens, dont, quand même aucun ne nous manqueroit, nous n’en pourrions cependant garder aucun dans nôtre particulier sans nous exposer à de mauvaises affaires que nous susciteroit le prémier, quel qu’il soit, qui nous voudroit du mal»… Sa Grandeur ne voudrait sûrement pas les livrer «aux perils de la mort, ou au moins de l’exil»… Ils espèrent qu’Elle aura fait partir les deux autres volontaires pour les missions de leur patrie: «Helas ! Monseigneur, tant d’ames rachetées par le sang de J.C. crient misericorde à Vôtre Grandeur: elles luy auront toutes et chacune une reconnoissance eternelle»

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Category:Manuscripts (13)
Country:Chine (110)
Geographical area:Asie orientale et méridionale (232)